Vieux monsieur qui lit un document
La Fondation pour l’alphabétisation

Enquêtes et statistiques

« Le savoir et les compétences des individus sont une composante importante de leur bien-être individuel, mais aussi une condition essentielle au développement d’une société. »
PAGEAU, D. L’information continue Express, ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), 2005.

Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA) de 2003

Statistique Canada rendait public le 30 novembre 2005 le rapport national de l’Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA, 2003), réalisée près de dix ans après l’EIAA de 1994, soit la toute première enquête internationale comparative sur l’alphabétisation des adultes. 

Le grand constat se dégageant de ces récents résultats établit que les compétences générales en littératie* affichaient peu de changement de 1994 à 2003. Au Canada, 15 % de la population âgée de 16 à 65 ans possédait de très faibles compétences en matière de compréhension de textes suivis (niveau 1 sur une échelle de 5) comparativement à 17 % en 1994. Cette proportion grimpait à 42 % si on y ajoutait le niveau 2, « faibles compétences ». Alors que le niveau 3 de compétence était identifié comme le seuil « souhaité » pour fonctionner aisément dans une société dans laquelle les exigences croissantes demandaient une grande capacité d’adaptation. 

Au Québec, une partie importante de la population n’atteignait pas le niveau 3, même si on y notait une amélioration des compétences en littératie depuis dix ans. Près de 16 % des adultes de 16 à 65 ans se classaient au niveau inférieur de l’échelle de compréhension des textes suivis (niveau 1), et près d’un Québécois sur deux (toujours dans la même fourchette d’âge) ne détenait pas les compétences nécessaires pour utiliser l’information lui permettant de fonctionner pleinement au sein de la société et de l’économie (niveaux 1 et 2). 

Selon les résultats de l’Enquête internationale sur l’alphabétisation et  les compétences des adultes (EIACA), 49 % des Québécois âgés de 16 à 65 ans avaient des difficultés en lecture. Parmi ceux-ci, 800 000 adultes étaient analphabètes. 

Si vous voulez obtenir plus d’information concernant les résultats du rapport canadien de l’Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes, visitez le site Web de Statistique Canada ou le site de l’Institut de la statistique du Québec. 

Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA

Le Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA), une initiative de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a permis de publier une enquête hautement détaillée qui porte sur les compétences en littératie, en numératie et en résolution de problèmes dans des environnements technologiques (RP-ET) chez les adultes âgés de 16 à 65 ans, dans 24 pays et régions infranationales avec l’ensemble des provinces et des territoires du Canada. Ces compétences essentielles servent d’assise au développement d’autres aptitudes, d’un ordre plus élevé, lesquelles sont nécessaires pour la vie à la maison, à l’école, au travail ainsi que dans la collectivité. Parmi les 27 000  Canadiens âgés de 16 à 65 ans qui y ont participé, 5 900 étaient Québécois. 

L’enquête publiée en octobre 2013 a réparti les répondants en six niveaux de littératie, le premier identifiant les adultes qui n’atteignent pas le niveau 1 (N-1). 

Les résultats nous révèlent qu’au Québec, 4,1 % des adultes n’atteignent pas le niveau 1 et 14,9 % se situent au niveau 1 pour un total de 19 %; 34,3 % se classent au niveau 2 alors que 46,8 % se placent aux niveaux 3, 4 et 5.

Premiers constats

  • Au Québec, une personne sur cinq, soit 19 % de la population, est susceptible de se retrouver dans une situation où elle éprouvera de grandes ou de très grandes difficultés à lire et à utiliser l’écrit. En 2003, 16 % des répondants se trouvaient à ce niveau.
  • Une personne sur trois (34,3 %) au Québec est susceptible de se retrouver dans une situation où sa capacité à lire sera relative à la présence de conditions facilitantes ou d’environnements écrits non complexes. En 2003, 32,9 % des répondants se trouvaient à ce niveau.
  • Moins d’une personne sur deux (46,8 %) au Québec est susceptible de démontrer la maîtrise de compétences en littératie la rendant capable de lire en vue d’apprendre, de comprendre, d’agir ou d’intervenir en toute autonomie. En 2003, 51,1 % des répondants se trouvaient à ce niveau. 

Statistique Canada et l’Institut de la statistique du Québec publieront dans les prochains mois des rapports statistiques permettant de dégager des portraits détaillés des résultats pour la population du Canada et du Québec. Ces rapports seront ajoutés à mesure de leur parution.

Source : Des clés pour comprendre la littératie en 2014 : comment parvenir à une meilleure interprétation des résultats du PEICA en matière de littératie, Institut de coopération pour l’éducation des adultes, Hervé Dignard, juin 2014