Deux femmes qui lisent un livre
La Fondation pour l’alphabétisation

25e anniversaire de la Fondation

La Fondation envisage plusieurs perspectives de développement dans le cadre de son 25e anniversaire : 

Distribuer 50 000 livres par année dans les 17 régions administratives du Québec

Distribuer 50 000 livres, dont 20 000 à des enfants âgés de 0 à 5 ans, afin de favoriser le contact avec le livre dès la petite enfance. Susciter la participation de 500 établissements, organismes et entreprises à la distribution des livres. Établir des partenariats de lecture avec des organismes et des intervenants œuvrant en milieux défavorisés, dont des écoles, des parents, des organismes communautaires et des entreprises. 

Favoriser le retour des adultes en formation

  • Augmenter à 10 000 le nombre d’adultes souhaitant retourner en formation à l’aide du service de référence, par l’intermédiaire de ses lignes Info‑Alpha et Info Apprendre et des séances d’information en organisme.
  • Accroître la publicité de la ligne Info‑Alpha.
  • Réserver un espace Web sur le site de la Fondation qui permet les demandes en ligne.
  • Intégrer un volet de demandes en ligne dédié aux employeurs souhaitant mettre en place des programmes de formation de base en entreprise à l’intention de leurs travailleurs.
  • Moderniser l’infrastructure téléphonique. 

Augmenter la visibilité et la notoriété de la Fondation

  • Actualiser le site Web.
  • Promouvoir l’utilisation stratégique des médias sociaux.
  • Développer les canaux de sensibilisation et la prise de position.
  • Accroître la présence de la cause dans les médias. 

Souligner publiquement le 25e anniversaire de l’organisme

Profiter de ces occasions pour accroître la notoriété de l’organisation et en hausser le financement. 

Publier une collection d’œuvres littéraires adaptées aux adultes faibles lecteurs ou en apprentissage du français©

  • Un programme original et exclusif dans la francophonie : offrir une collection littéraire s’adressant aux adultes faibles lecteurs, en versions papier et numérique.
  • Établir des partenariats publics et privés pour assurer le financement de démarrage.
  • Viser l’édition de cinq nouveaux titres par année.
  • Étendre les réseaux de distribution au Québec, chez les francophones hors Québec et dans les pays de la francophonie.

Historique de l’alphabétisation

Avant 1965

La responsabilité de l’alphabétisation des adultes québécois est essentiellement assumée par les organismes religieux, souvent par l’intermédiaire des services caritatifs offerts aux plus démunis. 

La scolarisation des enfants n’est pas obligatoire et les conditions socioéconomiques des familles, souvent nombreuses, forcent fréquemment les jeunes à abandonner l’école afin de soutenir la famille par un travail salarié ou en intégrant l’entreprise familiale. Outre les professions libérales, peu de métiers nécessitent un niveau minimal de scolarité ou une formation professionnelle acquise à l’école. 

Ce n’est qu’en 1964 que la scolarisation devient obligatoire pour tous les enfants, et ce, jusqu’à l’âge de 16 ans. 

De 1965 à 1980

Certaines écoles dans les milieux les plus démunis commencent à offrir des formations s’adressant aux adultes afin de leur enseigner la lecture et l’écriture. Au début toutefois, on y utilise le même matériel que celui qui s’adresse aux enfants. Ce n’est que graduellement et à la demande des adultes eux-mêmes que sera conçu un matériel mieux adapté à leurs besoins et préoccupations. 

Parallèlement, de nombreux comités de citoyens et organismes d’éducation populaire voient le jour dans les milieux défavorisés, et plusieurs mettent en place des services d’alphabétisation aux adultes en concevant du matériel adapté et en inscrivant la formation dans un objectif de prise en charge individuelle et collective des milieux de vie, de transformation sociale. L’alphabétisation y est associée à la lutte à la pauvreté.

Des années 1980 aux années 2000

À partir des années 1980, l’alphabétisation devient une problématique sociale à laquelle les centres d’éducation des adultes, des commissions scolaires et les organismes d’éducation populaire entendent s’attaquer en offrant des formations dont les finalités peuvent toutefois différer : on passe du strict apprentissage du code (alphabétisation dite scolarisante) à un enseignement de la lecture et de l’écriture comme outil de transformation sociale (alphabétisation dite conscientisante). 

Dès 1990, le ministère de l’Éducation fait de l’alphabétisation une priorité, et cet engagement est réitéré en 2002 dans la Politique gouvernementale d’éducation des adultes et de formation continue. Le Ministère reconnait et soutient financièrement deux réseaux d’alphabétisation : celui des commissions scolaires et celui des organismes d’alphabétisation populaire autonome, qui s’élèvent dorénavant à plus de 150 répartis sur tout le territoire du Québec. 

Les défis à venir

Le développement rapide des technologies bouleverse le marché de l’emploi et vient accroitre les exigences requises au chapitre des connaissances et des compétences des adultes québécois désireux d’accéder à un travail ou de progresser au sein d’une entreprise. L’éventail des notions essentielles à acquérir pour arriver à bien fonctionner quotidiennement dans la société ne cesse de s’élargir. Au-delà des efforts déjà fournis par les deux réseaux officiellement reconnus en matière d’alphabétisation, il est dorénavant impérieux qu’on implante la formation de base en entreprise, une condition sine qua non pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs de s’approprier les nouvelles règles et les nouveaux outils de production et d’ainsi contribuer à la prospérité économique. 

De plus, l’arrivée massive des nouveaux citoyens issus de l’immigration pour combler les besoins en main-d’œuvre vient soulever des enjeux d’importance, notamment en ce qui concerne la francisation et l’intégration de cette nouvelle population à la société québécoise.