Vieux monsieur qui lit un document

Analphabétisme au Québec

L’alphabétisation est un outil incontournable à la préparation adéquate des personnes au marché de l’emploi et à la réalisation de chacun en tant que citoyen. Elle est capitale dans la création de conditions favorables à une économie florissante et à un sain exercice de la démocratie. Il est primordial de rompre le cycle de la sous-scolarisation et de l’analphabétisme par des investissements substantiels permettant de promouvoir la lecture au sein des familles, notamment celles vivant en milieux défavorisés. Si rien n’est fait, un enfant sur cinq risque d’être analphabète, ce qui se traduit par une perte de capital humain inadmissible pour notre société. Il y a urgence d’agir!

Le Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA), vaste enquête internationale réalisée par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) dont les résultats ont été rendus publics en 2013, nous révèle ce qui suit :

  • Une personne sur cinq éprouve, au Québec, des difficultés majeures à comprendre et à utiliser un texte écrit;
  • Le Québec se classe au 10e  rang des provinces et des territoires canadiens au chapitre de la compréhension de textes écrits;
  • La proportion de gens présentant de très faibles compétences en littératie est demeurée inchangée depuis 2003. 

D’autres enquêtes et recherches réalisées à l’échelle provinciale nous apprennent que :

  • Près d’un jeune sur deux issu d’un milieu défavorisé ne termine pas ses études secondaires;
  • Des milliers de Québécois « faibles lecteurs » se trouvent cantonnés dans des emplois précaires et mal rémunérés ou doivent recourir à la sécurité du revenu.