Les Adultes

Analphabétisme et alphabétisation

Enquêtes

«  Le savoir et les compétences des individus sont une composante importante de leur bien-être individuel, mais aussi une condition essentielle au développement d’une société. »

PAGEAU, D. L'information continue Express,

Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), 2005.

 

Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes

L’Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA) de 2003, menée auprès de plus de 23 000 Canadiens, dont 4 166 Québécois, âgés de 16 ans et plus, visait à mesurer les compétences dans quatre domaines, soit la compréhension de textes suivis, la compréhension de textes schématiques, la numératie et la résolution de problèmes.

Les compétences ont été évaluées selon cinq niveaux, en ordre croissant. Le niveau 3 a été défini comme étant le seuil « souhaité » de compétence pour faire face aux demandes grandissantes de compétences dans une économie axée sur le savoir et l’information. Le niveau 3 de performance  est généralement utilisé comme point de repère minimum parce que, dans les pays développés, une performance au-delà du niveau 2 est généralement associée à un nombre significatif de rendements positifs tels que le fait d’accroître ses chances d’emploi et de participer plus intensément à la vie civique. Le niveau 1 est constitué des répondants qui affichent le niveau de capacité le plus faible, et le niveau 4/5 le plus élevé.


 

L’EIACA – Questions et réponses

Quelle est la différence entre l’EIACA et l’EIAA?

L’Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA) de 2003 a été élaborée sur la base de l’Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes (EIAA), la première étude comparative internationale des compétences des adultes, menée entre 1994 et 1998, dans 22 pays (15 langues), dont le Canada (1994).

Quels pays ont participé à l’EIACA?

Un premier groupe de sept pays a pris part à la présente enquête, soit les Bermudes, les États-Unis, l’Italie, la Norvège, la Suisse, l’État du Nuevo Leon au Mexique et le Canada. D’autres pays s’ajouteront au cours des prochaines années.

Quels sont les domaines de compétences évalués dans l’EIACA?

L’EIACA sert à mesurer les connaissances et les compétences dans quatre domaines, selon une gamme de capacités.

  • Compréhension de textes suivis : compréhension et utilisation de l’information contenue dans des éditoriaux, des reportages, des brochures, des dépliants, des manuels, etc.;
  • Compréhension de textes schématiques : repérage et utilisation de l’information contenue dans des tableaux, des diagrammes, des cartes géographiques, etc.;
  • Numératie : traitement de l’information mathématique présente dans des activités de la vie courante (établir le solde d’un compte de chèques, calculer un pourboire, etc.);
  • Résolution de problèmes : approche visant à prendre des mesures concrètes dans des tâches complexes pour lesquelles il n’y a pas de procédure courante de résolution.

Note : Les domaines 1 et 2 ont été définis de la même façon que dans le cadre de l'EIAA. Les domaines 3 et 4 sont nouveaux par rapport à la précédente enquête.

À quoi correspondent les niveaux de compétences évalués dans l’EIACA?

Établis dans le cadre de l’EIACA, les niveaux de littératie sont une échelle graduée de 1 à 5 qui évalue la capacité d’un individu à utiliser l’écrit dans sa vie quotidienne. Selon l’étude, tout adulte qui n’atteint pas le niveau 3 de cette échelle n’a pas les compétences minimales requises pour fonctionner en société.

  • Niveau 1 : Incapacité de lire et d’écrire, compétences très faibles.
  • Niveau 2 : Faible capacité de lecture et d’écriture, correspondant à des tâches simples.
  • Niveau 3 : Capacité de lecture et d’écriture suffisante pour permettre de fonctionner adéquatement en société.
  • Niveau 4-5 : Capacité supérieure à lire, écrire et comprendre des textes complexes.

En bref, le terme analphabétisme décrit l’incapacité à utiliser la lecture alors que le terme littératie en évalue la capacité.